Clermont Ferrand. La liste des quinze premiers “services express régionaux métropolitains” a été annoncé on s’en souvient avant l’été ; puis la labellisation de 24 projets de Services Express régionaux Métropolitain (SERM), est intervenue le 27 juin 2024.

Dans la Région Auvergne-Rhône-Alpes, où je me trouve cette semaine, ce sont cinq villes sélectionnées, parmi elles, la Clermont Auvergne Métropole, une collectivité qui via son autorité organisatrice et son exploitant, expérimente on y reviendra des bus à hydrogène.
Le maire et président de la métropole de la capitale auvergnate (ici en photo), a clairement soutenu le projet ; l’élu parle d’or : « L’État a reconnu la qualité de notre projet de SERM à Clermont-Ferrand. Aux côtés de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, et des territoires du pôle métropolitain, poursuivons ce projet structurant pour le quotidien et la qualité de l’air ».
Même si aucun calendrier ne semble annoncé pour le moment ; mais on en saura peut être plus demain à l’occasion du salon organisé par Orbimob…
Olivier Bianchi m’a confirmé l’intérêt majeur qu’il y avait à dépasser, grâce aux services express régionaux métropolitains (SERM), la logique des frontières, que les mobilités ignorent, car ce sont des projets au bénéfice de la ville et de la métropole et de ses habitants ; quant aux habitants des intercommunalités impliquées dans le projet ainsi labellisé, pour eux le projet revêt un caractère essentiel (qualité de vie, égalité sociale…).
Cette labellisation est la deuxième pierre de l’édifice : elle permet d’étudier ensuite, avec l’aide de la Société des grands projets, le périmètre précis de la gouvernance, le mode de financement, etc. Les SERM sont des projets de mobilité, à l’échelle d’une agglomération, qui reposent en grande partie sur le renforcement de l’offre ferroviaire type RER métropolitain (l’objectif est par exemple d’un train toutes les 30 minutes sur une ligne telle que Issoire-Riom, domaine de compétence de la Région) complétée par d’autres modes de transport : il s’agit notamment des lignes de cars express pour lesquels un plan a été annoncé par François Durovray, le ministre des transports (gouvernement Barnier).
Le calendrier ? On se souvient que Frédéric Aguilera, vice-président chargé des transports pour la région Auvergne-Rhône-Alpes, avait envisagé une mise en service à l’horizon 2028.
« On a un an pour préfigurer, consolider le périmètre, et établir un calendrier”.
Mais, depuis la dissolution de l’Assemblée nationale, et le nouveau gouvernement, seule l’étude de préfiguration – d’une durée d’un an avec un financement d’Etat à hauteur de 50%, est confirmé.
Pas de doute, la question du financement de ce type de projets sera LE sujet de 2025 – le ministre des transports a d’ailleurs évoqué une conférence des mobilités pour le début d’année prochaine. Mais pour l’heure, son successeur à l’hôtel de Roquelaure, Philippe Tabarot n’a pas encore eu l’occasion de s’exprimer à ce propos.




