
L’association en faveur du développement de la mobilité électrique, Avere-France, vient de réactualiser son guide destiné à accompagner les collectivités et les autorités organisatrices de la mobilité (AOM) dans l’électrification de leurs flottes de bus. Après un rappel du cadre réglementaire et un état des lieux des technologies disponibles, ce vade-mecum propose des recommandations concrètes pour mener à bien cette transition.
« En quelques années, le bus électrique s’est imposé comme l’un des leviers les plus concrets et les plus efficaces à disposition des territoires pour agir en faveur de la transition énergétique, explique Antoine Herteman, le président de l’Avere-France.
En France, le bus a été pionnier dans l’adoption de l’électrique. Ce n’est pas un hasard : les collectivités et autorités organisatrices de mobilité (AOM) ont très tôt perçu le potentiel de l’électrification. Si la voiture particulière reste le premier mode de déplacement domicile-travail, les transports en commun, et le bus en première ligne, représentent le deuxième pilier de la mobilité des Français. Électrifier, c’est agir là où l’impact est immédiat. Sur le plan environnemental, le bus électrique réduit significativement les émissions de gaz à effet de serre et de particules fines, et améliore par conséquent la qualité de l’air dans les zones urbaines denses.
Plus silencieux, il améliore le confort des voyageurs et offre aux conductrices et conducteurs de meilleures conditions de travail. En parallèle, l’atteinte des objectifs européens de réduction des émissions impose d’accélérer le développement des transports collectifs. L’électrification des bus est dans ce cadre un accélérateur incontournable. C’est dans cet esprit que l’Avere-France publie cette nouvelle édition de son guide bus électrique : donner aux acteurs du transport et des territoires les clés pour réussir leur électrification, avec méthode et surtout ambition ! »
Cette publication intervient dans un contexte d’accélération de la transition des transports publics. La réglementation européenne prévoit en effet que les flottes de bus urbains soient composées à 100 % de véhicules zéro émission à compter de 2035. Un objectif maintenu malgré les ajustements opérés sur d’autres segments du transport, notamment les voitures particulières, en raison du fort développement déjà observé des bus électriques au sein de l’Union européenne.
« En 2024, 50 % des bus urbains immatriculés en Europe étaient zéro émission », souligne l’Avere-France. En France, cette part atteignait 35 % la même année. L’association relève également une nette accélération en 2025, avec 49,3 % de bus électriques parmi les nouvelles immatriculations, soit 591 véhicules sur un total de 1 198.
Pour Clément Molizon, délégué général de l’Avere-France, l’objectif fixé pour 2035 apparaît désormais « atteignable », à condition de poursuivre et de renforcer les dispositifs de soutien à l’acquisition de bus électriques produits en Europe et de lever les derniers freins au déploiement. Il souligne également que cette transition répond à des enjeux majeurs de souveraineté énergétique et industrielle.
L’association rappelle par ailleurs que, sur l’ensemble de leur cycle de vie, les bus électriques émettent trois à quatre fois moins de CO₂ que les bus thermiques. Elle met également en avant les résultats observés en Île-de-France, où la modernisation du parc de bus entre 2014 et 2020 a permis de réduire fortement certaines émissions polluantes, notamment les oxydes d’azote et les particules d’échappement.




