
Un cadre de coopération internationale : « la Grande Région ». La solution hydrogène pour décarboner l’industrie et les transports. Des bus à hydrogène: Sarrebruck et Metz où après Van Hool, forfait, le constructeur Solaris Bus & Coach s’est imposé.
« Mobilité hydrogène : un partenariat messin qui ambitionne le développement et la réalisation d’un écosystème hydrogène vert local »
Car là où ça devient très intéressant, c’est au niveau des synergies qui se sont développées, même si (ou à cause) elles ont suscité certaines critiques.
Le projet de transport de la METZ METROPOLE devrait nécessiter un investissement de 40 millions d’euros, dont 32 millions d’euros pour le renouvellement de la flotte de bus. L’UEM (Usine d’électricité de Metz; CA : 390 M€ ; 746 salariés), sera chargée de produire de l’électricité nécessaire à la production d’un hydrogène « vert »; les moyens retenus sont l’éolien et le photovoltaïque.
« L’hydrogène est un vecteur énergétique qui nous permettra de maintenir notre souveraineté », assure le directeur général de UEM, François Grosmangin. Mais pourquoi pas des véhicules à batteries, peut on légitimement se demander ? D’autant que le constructeur Van Hool, d’abord choisi, a finalement déclaré forfait avant d’être remplacé par Solaris, qui, en Europe, s’est taillée une réputation d’expert dans le domaine des véhicules à hydrogène, la production de la molécule revient au belge John Cockerill, implanté non loin, au Grand-Duché du Luxembourg.
Le président de John Cockerill, « green company » de 8 000 employés – dont la moitié en France – dans la transition énergétique et la défense, est aussi un grand amateur de culture. ➡️ https://lnkd.in/e2ATta7y et Tout-Metz.comhttps://tout-metz.comProjet de bus à hydrogène : l’Eurométropole de Metz se lance et s’associe ; il est également président du Football Club de Metz.
Techniquement, on parle d’un électrolyseur de 2 MW, capable de produire 800 kg d’hydrogène par jour, soit une quantité suffisante pour alimenter, lors de cette première phase du projet, les 13 bus et les bennes à ordures de la Métropole de Metz.
Plus précisément, pour faire rouler ses futurs bus, la Métropole de Metz s’est engagée en
amont en créant une société de production d’hydrogène (H2M) avec UEM et la multinationale John Cockerill. Cette société fondée par des acteurs locaux pour produire et livrer de l’hydrogène décarboné, en circuit ultra-court, et alimenter les futurs bus de la ligne C du #Mettis, est donc dans une très grande proximité avec les édiles au niveau local.
C’est dans ce contexte que s’est tenu, le troisieme forum franco-allemand, à Metz. Présents, les véhicules à hydrogène que deux collectivités, celle de Metz, et celle de Sarrebruck, côté allemand, déploient pour une électricité décarbonée, produite localement. En effet, suite à un appel d’offres européen, l’opérateur allemand Saarbahn a commandé 28 bus hydrogène Kite Hydroliners au constructeur irlandais Wrightbus.





