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Le bus électrique devient en référence en France

Le marché européen des véhicules commerciaux a connu une année 2025 difficile, avec un recul des immatriculations sur plusieurs marchés majeurs, signe clair d’un contexte économique tendu. Le segment des autobus a fait figure d’exception.

Portés par une impulsion publique forte et une dynamique soutenue de renouvellement des flottes, les bus électriques s’imposent désormais comme une référence sur le marché français. L’année 2025 marque un tournant, avec des ventes record dans l’Union européenne : près de 24 % des immatriculations concernent des véhicules électriques et plus de la moitié des bus urbains mis en circulation fonctionnent désormais à l’électrique. 

Le transport collectif routier apparaît ainsi comme le secteur le plus avancé en matière de décarbonation, porté par une technologie particulièrement adaptée à ses usages.

Avec près de 50 % de bus électriques immatriculés, la France rejoint le cercle des pays où l’électrique est devenu la norme pour les transports urbains, aux côtés des tramways et des métros, malgré des contraintes d’exploitation distinctes.

Lien vers la publication ACEA : https://lnkd.in/etq23mCk

Cette transition ne se limite plus aux centres urbains denses : le bus électrique s’étend désormais aux territoires périurbains et élargis, devenant un outil central des politiques de mobilité autour des centres villes. 

L’exemple d’Agglopolys l’illustre clairement. Regroupant 43 communes autour de Blois depuis 2012, sur un territoire de 792 km² et 106 574 habitants, Agglopolys présente une densité moyenne de 134,5 hab./km², contre environ 196 hab./km² avant son extension.

Dans ce contexte, près d’un tiers du parc urbain de Blois est désormais électrique. Ces nouveaux bus remplacent des véhicules diesel âgés de 18 ans, sont engagés en priorité sur les lignes structurantes et assurent une journée complète d’exploitation avec recharge nocturne. 

Ils réduisent significativement les émissions de CO₂, les polluants atmosphériques et les nuisances sonores, confirmant que le bus électrique constitue aujourd’hui un pilier des mobilités durables, bien au-delà des seuls centres urbains. 

Pour marquer l’événement, l’agglomération a choisi d’habiller les bus Heuliez, exploités par Keolis, aux couleurs de l’univers de l’artiste Stan Manoukian. Ce décor inédit, mêlant créatures fantastiques, onirisme graphique et clins d’œil à la nature, a été dévoilé à l’occasion du festival BD BOUM. La 42ᵉ édition de l’événement s’est tenue les 22, 22 et 23 novembre 2025.

Eric Ritter

Portés par une impulsion publique forte et une dynamique soutenue de renouvellement des flottes, les bus électriques s’imposent désormais comme une référence sur le marché français. L’année 2025 marque à cet égard un tournant, avec des ventes record de bus et d’autocars électriques dans l’Union européenne. Près de 24 % des immatriculations concernent désormais des véhicules électriques, et plus de la moitié des bus urbains mis en circulation fonctionnent à l’électrique. Le transport collectif routier apparaît ainsi comme le secteur le plus avancé en matière de décarbonation, porté par une technologie particulièrement bien adaptée à ses usages. Cette transition a par ailleurs pour effet d’aligner, à l’échelle européenne, les constructeurs les plus reconnus, dont l’excellence industrielle accompagne et crédibilise ce mouvement.

Avec près de 50 % de bus électriques immatriculés en 2025, la France rejoint désormais le groupe des pays où l’électrique est devenu la norme pour les transports urbains. Cette lecture doit naturellement inclure les tramways et les métros, même si leurs technologies et leurs contraintes d’exploitation diffèrent sensiblement de celles du transport routier.

Un autre enseignement majeur mérite cependant d’être souligné, précisément au regard de ces contraintes d’exploitation : le déploiement des bus électriques ne se limite plus aux centres urbains denses. Il s’étend désormais à des territoires plus vastes, souvent périurbains, voire semi-ruraux. Le bus électrique s’affirme ainsi comme un levier central des politiques de transport public, y compris dans des agglomérations dont le périmètre s’est fortement élargi au fil du temps.

L’exemple d’Agglopolys est à cet égard particulièrement révélateur. Cette communauté d’agglomération regroupe aujourd’hui 43 communes autour de la ville de Blois, en région Centre-Val de Loire, afin de coordonner les politiques locales d’aménagement, d’environnement et de mobilité. La fusion ayant porté ce périmètre à 43 communes est entrée en vigueur le 1ᵉʳ janvier 2012. Selon les données INSEE 2022, Agglopolys couvre une superficie de 792,2 km² pour une population de 106 574 habitants, soit une densité moyenne de 134,5 habitants par km². Avant cette extension, la densité atteignait environ 196 habitants par km², illustrant clairement l’intégration de territoires moins densément peuplés.

C’est dans ce contexte que le réseau urbain de Blois engage une évolution significative de son parc : près d’un tiers des bus sont désormais électriques. Ces nouveaux véhicules remplacent d’anciens bus diesel âgés d’environ 18 ans et sont principalement affectés aux lignes A, B et F, avant un déploiement plus large sur l’ensemble du réseau. Leur autonomie permet une journée complète d’exploitation, avec une recharge nocturne au dépôt. Ils contribuent ainsi à réduire les émissions directes de CO₂, les polluants atmosphériques et les nuisances sonores, améliorant sensiblement la qualité de vie urbaine.

Chaque année, ces bus parcourront environ 50 000 kilomètres, autant d’occasions d’interpeller passants et voyageurs et de faire de la mobilité décarbonée un sujet visible, sensible et culturel. Leur habillage inédit, imaginé par Stan Manoukian, mêlant créatures fantastiques, onirisme graphique et références à la nature, a été dévoilé à l’occasion du festival bd BOUM, en partenariat avec la Maison de la BD.

Ce virage, impulsé par un cadre réglementaire et politique fort, repose sur des investissements conséquents : l’acquisition des véhicules représente plus d’un million d’euros hors taxes, incluant une borne de recharge haute puissance. Agglopolys prévoit de mobiliser une prime dédiée aux économies d’énergie afin d’accompagner cette transition.

Dans ce contexte, l’essor du bus électrique démontre sa capacité à répondre non seulement aux exigences environnementales, mais aussi à celles de territoires élargis, hétérogènes et moins denses. Il confirme ainsi son rôle de pilier structurant des politiques de mobilité durable, bien au-delà des seuls centres urbains.