Quel rapport y a t il entre une voiture électrique, qui plus est dont la commercialisation a été lancée par Renault, et l’autoparage? Et bien MyWheels la principale plateforme d’autopartage des Pays-Bas, nous l’explique. Cette plateforme vient en effet d’annoncer une commande de 500 exemplaires de la voiture vedette du Losange, pour les déployer dans la quatrième ville du pays. L’accord a été signé mardi soir à l’ambassade des Pays-Bas à Paris.
Lien « en attendant Renault » : https://lnkd.in/eEQ-ajWz

MyWheels qui opère une flotte de 3.000 voitures dans le pays, dont 2.000 100 % électriques, apprécie sans doute le look de la R5, son côté glamour. Mais c’est la technologie de recharge innovante de la citadine qui aurait emporté l’affaire. Lorsqu’ils ne seront pas en circulation, les véhicules contribueront en effet à stocker cette électricité verte dans leur batterie de 52 kWh, pour la renvoyer dans le réseau le soir.
De quoi fournir « 10 % de la flexibilité nécessaire dans la région d’Utrecht pour équilibrer l’utilisation de l’énergie solaire et éolienne aux heures de pointe », poursuit le communiqué de la ville.
Le nouveau modèle inaugure chez Renault (elle existe déjà chez d’autres marques) la technologie de charge bidirectionnelle (« vehicle-to-grid » en anglais) : lorsqu’il est branché, le véhicule est capable de récupérer de l’électricité stockée dans sa batterie pour la réinjecter dans le réseau, afin d’alimenter ce dernier lors des pics de consommation.
La voiture électrique (VE) est parfois décriée, moquée. Mais c’est un changement d’usage qui peut aussi s’opérer – et qui ne l’est d’ailleurs pas complètement par les heureux propriétaires d’une VE. Une solution d’autopartage en est une bonne démonstration. Par ailleurs, comme l’indique dans une tribune récente Aurelien de Meaux, le patron de l’entreprise Electra, « notre économie ne s’électrifie pas assez vite et nous continuons d’importer des produits pétroliers en masse – 99 % de nos carburants – alors que nous exportons de l’électricité à un niveau record : 85-90 TWh cette année, soit 20 % de notre production.
A l’objection de son coût, Aurelien de Meaux répond : « Oui, il faut prendre en compte le prix d’achat du véhicule, mais, selon toute vraisemblance, celui-ci sera à parité avec le thermique dans les 3 à 5 ans qui viennent. D’autre part, le leasing, qui représente la majorité des achats, vient lisser ce surcoût initial ». D’autres objections sont parfois brandies: effectivement, l’électrification nécessite des minerais et des matériaux que l’on trouve peu et que l’on ne raffine pas sur le continent européen. D’où une dépendance vis-à-vis de l’extérieur, en particulier de la Chine.
Cependant 4 axes de réflexion méritent d’être creusés :
- la taille des voitures et de leurs batteries à réduire
- la recherche de nouvelles chimies – à investir;
- le recyclage à améliorer ;
- Une sobriété structurelle à mettre en place, avec une utilisation des transports collectifs.
Aujourd’hui 80% des kilomètres parcourus en France et dans tous les pays développés se font en voiture.
Mise à jour (7 janvier 2025)
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De la Dacia Spring, à 18900 euros à l’Alpine A290 à 39000 euros, en passant par la R5 E-tech à seulement 21000 euros, bonus écologique déduit.
Visionnage du reportage : https://youtu.be/c3_LfqoCLso?si=d-orx-oQoiqqKKNF




