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Transition énergétique: des perspectives pour le rétrofit

Pour l’heure, la transition énergétique ce sont plusieurs solutions adaptées aux cas d’usage et en particulier les distances à parcourir et l’organisation des services qui en découle (sans oublier la disponibilité des infrastructures de charge ou d’avitaillement).

Derrière la transition énergétique il y a des enjeux industriels.

Organiser une seconde vie pour des véhicules thermiques qui passeront ainsi à cette transition constitue un coup de pouce et non des moindres à des solutions plus vertueuses sur un plan environnemental. Après avoir récemment été sélectionnée par UGAP (Union des Groupements d’Achats Publics), Retrofleet vient ainsi de se voir décerner une nouvelle distinction et celle-là est très appréciée dans le secteur des transports où l’idée européenne est paradoxalement très forte – chaque pays a ses caractéristiques de marché et les « pays de l’Est » sont plus ouverts aux véhicules chinois ; la France peut encore se targuer d’industriels bien présents dans le monde du bus et de l’autocar. L’une des possibilités du « mix » pour le mode routier est le passage à l’électrique. Car pour les autres modes de transport d’autres solutions sont les seules possibles pour le moment ; la planification écologique avait tenté de synthétiser les besoins selon les modes et il est vrai que raisonner uniquement pour un mode n’a pas beaucoup de sens.

Certes, il y a des autocars électriques neufs qui arrivent sur le marché – ils ne sont pas assez européens, c’est vrai aussi. Parler d’un mix, c’est encore trop vague. Car à terme deux ou trois solutions seront présentes, pas 5 ou 6. 

La solution de « rétrofit » électrique vient d’être labellisée « Origine France Garantie « . Par cette distinction, le groupe CBM Bus parts leader peut afficher ainsi son ambition de réindustrialiser les territoires. Pour les véhicules déjà roulants, on peut passer par le rétrofit : remplacer le moteur thermique par un système électrique. Une technique soutenue par la règlementation : en France, nous avons la chance d’avoir une règlementation sur le rétrofit industriel. C’est-à-dire que l’on fait homologuer sur des règles très précises (qui d’ailleurs sont les mêmes que pour les constructeurs traditionnels) au niveau des batteries et des composants des véhicules. Un véhicule est homologué, il faut être capable de le reproduire toujours de la même façon et tout ce qui sort de lignes d’assemblage des industriels ou de celles de leurs partenaires est homologué comme un constructeur. Potentiellement des centaines et des milliers de véhicules sur la base de l’homologation apportée peuvent être produits. Des commandes groupées aideraient au décollage de la filière, seuls les grands groupes sont en mesure aujourd’hui de les lancer ou les collectivités.

Une autre solution c’est de pouvoir compter sur des centrales d’achat. Mais est-ce que cela suffira ? Et puis, puisqu’on parle d’électrique, la maîtrise des batteries est essentielle.

Va t on rattraper notre retard ?