
Sans égaler la production chinoise, la production de deux marques de Volkswagen donne le vertige : Seat & Cupra prévoit en effet d’atteindre une capacité de production maximale de 600 000 véhicules par an « à terme », dont jusqu’à 300 000 véhicules électriques à batterie (VEB), dans son usine de Martorell (Barcelone). Cette production s’est élevée à 481 020 unités en 2024. Un chiffre encore loin de sa capacité de production annuelle.
Mais il semble que cette nouvelle usine fournira aux véhicules urbains électriques Brand Group Core – soit une unité organisationnelle du groupe Volkswagen qui comprend les marques Volkswagen, soit Seat/Cupra, mais aussi Skoda et les véhicules utilitaires du constructeur. Elle a nécessité un investissement de 300 millions d’euros, occupe une superficie de 64 000 mètres carrés et aura une capacité maximale de 300 000 batteries par an.

D’autres chiffres impressionnants. 70 % de l’énergie électrique nécessaire à l’assemblage des batteries seraient produits par les 11 000 panneaux solaires installés sur le toit de l’usine.
Volkswagen est déjà en position de force sur le marché de la voiture électrique. Grâce au lancement d’une myriade de modèles appuyé par une politique de prix jugée très agressive (quitte à sacrifier les marges), le constructeur allemand a vu ses ventes en Europe quasiment doubler en un an. Il pèse 30 % du marché de l’électrique, selon les dernières statistiques des analystes de Jefferies; il devance de très loin Stellantis, Tesla, Renault et consorts.
Mais il y a un « mais ». La plateforme utilisée ne permet pas de couvrir le marché des véhicules de plus petite taille. Selon « Les Échos », un programme de quatre « voitures électriques urbaines » a toutefois été lancé, parmi lesquelles la très attendue ID.Polo du constructeur. Celle-ci sera produite dès l’an prochain à Martorell, aux côtés de la sportive Cupra Raval.
S’adapter pour survivre, oui, mais comment ?
Ceci alors que le PDG de Ford, Jim Farley, a déclaré que les constructeurs automobiles occidentaux sont « engagés dans une lutte pour leur survie », et qu’un accord a été trouvé avec le français Renault pour de petites voitures électriques, la première devant être commercialisée dès début 2028. Une production de VUL est également envisagée.
Cependant qu’à Bruxelles, on évoque un infléchissant possible de la politique européenne en matière de commercialisation de véhicules neufs électriques. C’est ce qu’aurait promis la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, au chef du Parti populaire européen (PPE), selon « Bild ». « Pour les immatriculations de véhicules neufs à partir de 2035, une réduction de 90 % des émissions de CO2 sera désormais obligatoire pour les constructeurs automobiles, au lieu des 100 % précédents », a ainsi affirmé Manfred Weber au quotidien.
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Elena Novikova




