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Mobilité : le regard critique de la Cour des comptes européennes


Alors que la voiture demeure le mode de déplacement dominant pour les trajets domicile-travail en Europe, le dernier rapport de la Cour des comptes européenne appelle à un changement profond de stratégie publique. L’enjeu ne réside plus seulement dans la création de nouvelles infrastructures, mais dans la capacité à rendre les transports collectifs plus attractifs que l’usage individuel de l’automobile.

Lien : https://lnkd.in/euXvagy3

Dans son rapport consacré à la mobilité urbaine, la Cour dresse un constat sans ambiguïté : disposer d’une offre de transport ne garantit pas son utilisation. Entre 2024 et 2027, près de 60 milliards d’euros auront été mobilisés par l’Union européenne pour soutenir une mobilité plus durable pour les navetteurs. Pourtant, « dans les zones urbaines, beaucoup d’Européens continuent d’utiliser leur voiture au quotidien, faute d’alternatives réellement attractives », souligne Carlo Alberto Manfredi Selvaggi, membre de la Cour responsable de l’audit. 

Selon lui, les progrès futurs dépendront avant tout des initiatives locales ; sans elles, il sera impossible de réduire la congestion, d’améliorer la qualité de l’air et, plus largement, la qualité de vie. Un enjeu majeur, alors que les embouteillages représentent une perte annuelle estimée à 180 milliards d’euros à l’échelle de l’UE. Le rapport invite ainsi les métropoles à agir directement sur les comportements — et le coût pour les usagers — tout en repensant leur gouvernance.