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Etat des routes, épisode hivernal

Le ministre des Transports, Philippe TABAROT, a annoncé ce jeudi que voyager sur les routes françaises allait être «assez compliqué» avec la présence de la neige et du verglas.

Les épisodes neigeux que va connaître le pays vont certainement mettre en valeur la nécessité de prendre soin de nos infrastructures de transport. Focus sur la route. Si transports publics augmentent, gagnant 1,1 point sur un an à 17,9%, grâce principalement à la fréquentation des trains, TGV comme régionaux (TER), 

la voiture reste malgré tout privilégiée pour 82,1% des déplacements (il faudrait rappeler aussi l’importance du fret routier). 

Lien : Banque des territoireshttps://www.banquedesterritoires.frLes transports collectifs gagnent des parts de marché sur la voiture en France, selon l’ART.

1,1million de kilomètres de routes, de 27 600 kilomètres de lignes ferroviaires, de 1 400 kilomètres de lignes de métro, RER et tramway, sans oublier 4 800 kilomètres de voies navigables fréquentées, de nombreux ports maritimes ainsi que du deuxième aéroport européen, la France dispose d’infrastructures de transport abondantes.

Si ces infrastructures de transport évoluent trop peu ces dernières années, hormis les routes communales, les métros, les tramways et les « véloroutes », le parc de véhicules routiers français (voiture, poids lourds, VUL, bus et cars) augmente légèrement par rapport à 2022; il s’établit désormais à 45,0 millions de véhicules. 

La question des infrastructures de recharge est donc posée ; elles ont fortement progressé, accompagnant la politique de décarbonation des véhicules promue par l’Union européenne. Mais bien que la part du diesel diminue dans les immatriculations de voitures neuves, 52 % des voitures particulières roulent encore au diesel en 2023 (elles étaient 64 % en 2014).

Si les travaux menés lors de la conférence Ambition France Transports ont été marqués par une écoute réelle des besoins des territoires, et l’émergence de consensus entre les parties prenantes sur la question des infrastructures, le Gouvernement a écarté les 715 000 km de voirie et les 120 000 points gérés par les communes et intercommunalités – soit plus de 65,5% du réseau national. 

L’AMF, Intercommunalités de France et France urbaine ont pu en revanche souligner une nécessité : un plan d’action d’1 milliard d’euros pour les investissements supplémentaires pour le seul réseau non concédé (moins de 1% du total). Sachant que le rapport de la conférence va jusqu’à proposer de prélever les recettes initialement dédiées au réseau communal pour abonder des programmes nationaux (Réorientation les 50M€ de recettes de la TEITLD aujourd’hui affectées aux réseaux routiers communaux vers le financement du programme Ponts porté par le CEREMA).

Les associations ont par ailleurs pris acte en juin 2025 d’un projet de loi cadre : il a été annoncé comme devant être porté au Parlement à la fin de l’année. Il « circule » en ce moment.

« Les associations prennent acte du projet de loi cadre qui sera porté au Parlement à la fin de l’année et l’évaluation à plus de 3,2 milliards d’euros par an des investissements supplémentaires nécessaires : 1,5 milliard pour le réseau ferroviaire, 200 millions d’euros pour les lignes de desserte fine du territoire, 250 millions pour le réseau fluvial, 250 millions pour le fret ferroviaire et 1 milliard pour le réseau routier national non concédé »