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Disponibilité de la ressource : pour les carrières aussi on se pose la question

Avec 6,5 tonnes par an et par habitant, les granulats constituent, en volume, la deuxième matière la plus consommée sur le sol français après l’eau. 

Ces cailloux, graviers, roches et autres terres qui servent à la construction des routes et bâtiments – ressource essentielle ô combien impactante – ne génèrent « que » 4 kilos de CO2 lors de son extraction ; mais son empreinte carbone double tous les 25 kilomètres si la matière est transportée par camion selon l’ADEME. Son prix double lui tous les 50 kilomètres.

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Autre problème : celui de la disponibilité de la ressource. Il y aurait de moins en moins de sites d’extraction en France, le pays en a vu un millier fermer en sept ans selon le Bureau de ressources géologiques et minières. 3 300 carrières étaient encore actives en 2020.

Les sites d’extraction s’éloignent donc mécaniquement des lieux de consommation des granulats. Et donc, leur emprunte carbone va s’aggraver.

Source : La Tribune

Ce risque peut il être jugulé ? Difficilement, dans la mesure où les schémas régionaux des carrières ne prévient pas ou très peu de nouvelles exploitations. Recourir alors au fret ferroviaire ? Un train représentant environ 40 camions…

Alors que les ouvertures devraient idéalement se rapprocher du tissu urbain, les riverains ne seraient pas vraiment heureux de voir débuter à proximité de chez eux une carrière, tandis que les débats autour du développement du ferroviaire via les services express régionaux métropolitains (SERM) semblent laisser peu de place au fret, et être davantage orientés vers des perspectives de report modal du côté de voyageurs…